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Le
12 février 2000, un gouffre est découvert près
de Saint-Georges (VD), par le spéléo-club de la Vallée
de Joux (SCVJ).
La surprise est double : le gouffre offre une profondeur respectable,
pour le Jura, d’environ 230m, mais surtout, une quinzaine de squelettes
d’ours bruns sont découverts lors de l’exploration
des diverses galeries. Le plus profond est retrouvé presque tout
au fond, à –170m !
Pourquoi ces ours sont-ils descendus si profondément ? Pourquoi
autant d’individus pour un seul gouffre ? A quelle époque
ont vécu ces ours et quel âge ont-ils ? Sont ils parents
? Autant de questions que les membres du SCVJ se posent. Ils décident
donc de contacter des spécialistes et de monter un projet de
recherche autour de ces squelettes.
La recherche de sponsor (dont le musée de zoologie) a permis
de réunir les fonds nécessaires pour une première
étude consistant en un travail ostéologique et en une
datation des ossements au carbone 14.
Sous la direction du Professeur Louis Chaix et de son étudiante
Magali Schweizer, du Muséum de Genève, les travaux sont
menés à bien et les ours sont dotés d’une
histoire : les plus vieux individus datent de 12'000 ans avant J.-C,
les plus récents de 1'500 avant J.-C.
Des analyses plus fines, notamment des analyses isotopiques, devraient
par la suite permettre de déterminer le régime alimentaire
de ces ours, fournissant ainsi de précieux renseignements sur
ce carnivores dans notre pays et à travers les âges.
Notons finalement
le geste du SCVJ qui a décidé de déposer ces ossements
au Musée de zoologie de Lausanne, ou ils seront conservés
avec tous les soins qu’ils méritent. |
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(c) R. Wenger.
Squelette d'un ours femelle adulte de 6'000 ans, trouvé au
Narcoleptique.
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