Un
petit coléoptère avec une tête pas possible
qui s’installe dans les noisettes
Ce petit coléoptère appartient à la famille
des Curcurlionidés ou plus simplement dit, des charançons.
Il existe plusieurs espèces, dont le balanin des noisettes,
celui des glands et celui des châtaignes. L’une des
caractéristiques très marquées de ces espèces
est la présence d’un rostre, quasi démesuré,
aussi long que le corps, parfois même plus suivant l’espèce.
Au bout de ce rostre, se trouvent les pièces buccales.
Malgré cette sorte de handicap, les balanins volent plutôt
bien et selon certains entomologistes, ils sont attirés
par la lumière.
Ces adultes
se nourrissent du feuillage, des tiges de très nombreuses
espèces végétales et arbustives. Une fois
nourris, mâles et femelles se retrouvent pour des accouplements
répétés. La ponte suit, assez souvent, directement
l’accouplement. Les œufs sont déposés
au sein même des noisettes, glands et châtaignes.
En principe, la femelle ne dépose en qu’un œuf
par fruit (parfois deux dans les glands et les châtaignes).
Cela signifie un énorme travail pour préalablement
percer, perforer les enveloppes parfois assez solides des noisettes
(je vous l’accord c’est plus facile pour les glands
et les châtaignes). Ceci se fait par une utilisation du
rostre comme perforatrice moyennant de la patience. L’œuf
sera littéralement poussé à l’intérieur.
La petite larve qui en sortira pourra alors se nourrir avec délectation
de la chair tendre du fruit. Le développement est plutôt
rapide, puisque le tout est bouclé en quelques semaines.
D’ailleurs, tout est bien synchronisé, puisque lorsque
la larve atteint son dernier stade, elle a vidé quasiment
toue la noisette. Dans le cas de la châtaigne, il restera
encore de quoi partager. La nymphose s’effectue dans le
sol et la larve doit percer la coque du fruit pour s’extraire
non sans mal, le trou de sortie étant, selon mon expérience,
plutôt petit en regard de la corpulence de la larve. Si
la noisette est toujours accrochée, la larve fera un saut,
parfois de plusieurs mètres, sinon elle sortir lorsque
la noisette est déjà tombée.
Même
s’il nous faut patienter encore quelques semaines pour déguster
ces fruits d’automne, sachez que la présence d’un
hôte est la garantie qu’ils n’ont subi aucun
traitement !