Collections de Vertébrés 

"Je suis sûr que la vue des oiseaux tués par son père, lui rappellerait des souvenirs précieux qu'avec son aide, vous pourriez établir leur provenance d'une manière satisfaisante".
Ainsi s'exprimait le Prof. Paul Godet, dans une lettre au musée, datée du 24 mai 1904.

Cet extrait montre deux choses. D'une part, l'évolution d'une éthique par rapport au monde animal, encore absente au début du vingtième siècle. Il est en effet hors de question aujourd'hui de tuer "ne serait-ce qu'un moineau" dans le seul dessein de compléter une collection d'histoire naturelle, privée ou étatique.

Les collections s'enrichissent aujourd'hui par des animaux trouvés morts ou recueillis dans des centres de soins. En exemple, la Vaux-Lierre à Etoy nous donne les oiseaux qu'ils n'ont pas réussi à sauver.

Une collection d'oiseaux, en attente d'être rangée dans les compactus de nos dépôts de Lucens
   

Mais également intéressant, ce passage démontre un souci pour la conservation des données relatives aux pièces des collections d'histoire naturelle. Tout aussi important que la pièce elle-même, son origine et sa date de capture sont de précieuses informations à conserver, car représentatives d'une biodiversité historique.

Le patrimoine scientifique est donc constitué de la pièce et des données y relatives. La pièce fournit des informations morphologiques - taille, envergure, couleur, etc - mais également, et de plus en plus, génétiques. En effet, à partir de plumes, de poils ou d'os, il est parfois possible de reconstruire les parentés entres individus, grâce aux collections de musées.

Quelques images... des collections

 

  Musée cantonal de zoologie
Le 30.05.2006

Lausanne Palais de Rumine
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