Entomologie forensique

Derrière ce nom barbare d’entomologie forensique se cache une science bien particulière qui consiste en l’étude des insectes nécrophages et leur utilisation dans les enquêtes policières pour déterminer notamment ce que l’on appelle l’intervalle postmortem.

C’est au XIIIe siècle que remonte le premier cas d’entomologie forensique reporté dans un ouvrage de médecine légale chinois. Suite au meurtre d’un fermier dans une rizière, réalisé à l’aide d’une serpe, le responsable local rassembla tous les membres de la communauté et leur demanda de poser leur outil de travail devant eux. Seule une serpe intéressa des mouches, attirées par l’odeur du sang ou de fragments de tissus. Son propriétaire fut ainsi confondu et condamné.

Depuis 1993, en collaboration avec la Police cantonale vaudoise sous la responsabilité de l’inspecteur Claude Wyss, le Musée a développé un programme de recherches sur les insectes nécrophages.

A ce jour plus de 100 cadavres humains ont fait l’objet d’une analyse entomologique et apportent des données originales et indispensables au calcul de l’intervalle postmortem.

    Calliphora vicina (Calliphoridae)
 

  Musée cantonal de zoologie
Le 11.02.2004

Lausanne Palais de Rumine
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