Fourmis

Les fourmis se rencontrent dans la majorité des écosystèmes terrestres et influencent de manière parfois très visible les milieux qu’elles occupent ou envahissent. Le groupe de recherche sur les fourmis étudie depuis plusieurs années certains aspects de la biologie et de l’écologie de ces espèces sociales. Mais les fourmis ont fasciné des générations de scientifiques et d’amateurs depuis la nuit des temps. Il suffit de penser au roi Salomon qui dans ses psaumes envoie le paresseux prendre exemple sur la fourmi laborieuse.

Plus près de nous, historiquement et géographiquement, il convient de relever que de nombreux Suisses ont contribué depuis plus de deux siècles à la connaissance de ces insectes vivant en sociétés.

Fourmis des bois...(photo A. Maeder)

Pour n’en citer que quelques-uns, rappelons tout d’abord le travail de Pierre Huber (1777-1840), suivi par Auguste Forel (1848-1931) dont la collection des fourmis de Suisse (1874) est déposée au Musée de zoologie, ainsi que celle de Heinrich Kutter, élève du précédent.

C’est à partir de 1982 que la recherche myrmécologique s’installe de façon permanente au Musée avec l’arrivée de Daniel Cherix, puis plus récemment d’Anne Freitag. De nombreux étudiants (diplômants, doctorants) vont se succéder pour aborder différentes questions liées à la biologie, l’écologie et la systématique des fourmis.

Actuellement les recherches se concentrent dans deux domaines particuliers, à savoir le genre Formica et les fourmis vagabondes. Le genre Formica regroupe notamment les fourmis des bois et leurs proches cousines du sous-genre Coptoformica. Bien que ces insectes soient faciles à observer dans la nature, leur vie sociale complexe recèle encore de nombreuses questions sans réponses. Des recherches sont ainsi entreprises pour mieux comprendre leurs cycles vitaux (reproduction, fondation de nouvelles sociétés), leur écologie et leur distribution.

A côté de ces études, de nombreuses recherches se sont orientées sur les fourmis vagabondes dont les pérégrinations mondiales posent de nombreux problèmes. Ces fourmis, d’origine souvent exotique, ont été déplacées par l’homme d’un continent à l’autre. S’installant souvent à proximité immédiate de l’homme, elles peuvent occasionner de graves problèmes dans les milieux qu’elles envahissent. En Suisse, depuis le début du 20e siècle, 5 espèces vagabondes au moins ont été introduites, comme par exemple la fourmi du pharaon (Monomorium pharaonis), la fourmi fantôme (Tapinoma melanocephalum) ou assez récemment la «fourmi folle» (Paratrechina longicornis). Le suivi de ces populations ainsi qu’une connaissance approfondie de leur biologie sont nécessaires pour une gestion efficace de ces espèces indésirables. Les problèmes sont encore plus graves lorsque ces espèces arrivent dans des écosystèmes fragiles comme les îles Galápagos
 
Tapinoma melanocephalum, la « fourmi fantôme »

Liste des thèses de doctorat et travaux de diplôme sur les fourmis effectués au musée de zoologie.

Projets en cours…

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  Musée cantonal de zoologie
Le 14.07.2009

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